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Découvertes
à Gbadolite et Gemena par les FARDC et la Monuc
37 tonnes d'armement et munitions
à Kinshasa
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L'arsenal
militaire des forces armées du MLC (Mouvement de libération
du Congo), au total 37 tonnes d'armement et munitions stockées
dans un dépôt à Gemena, a été
ramené à Kinshasa.
C'est le Major Gabriel de Brosses, porte-parole militaire
de la Monuc qui a lâché cette information au
cours du point de presse hebdomadaire de la Mission onusienne
de ce mercredi 18 avril 2007. Cet officier a précisé
que l'opération de convoyage de ces armes et munitions
a été assurée par les FARDC et s'est
terminée lundi 16 avril dernier. En effet, après
les affrontements du 22 et 23 mars à Kinshasa entre
les FARDC et les éléments de la garde rapprochée
du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, le chef d'Etat-major
de la Force terrestre, le général Amisi s'étaient
rendu à Gbadolite, ex-Quartier général
de l'ancien mouvement rebelle MLC pour procéder à
l'identification des militaires ex-ALC commis à la
garde de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba.
A cette occasion, un arsenal militaire avait été
découvert dans les dépôts de l'usine Coca-Cola,
une propriété de la famille Mobutu. L'on se
souviendra qu'en son temps, après une visite à
Gbadolite, François-Joseph Nzanga Mobutu avait dénoncé
la présence d'un arsenal militaire lourd important
gardé dans cette usine. Il avait même saisi la
Monuc pour demander en vain que ces armes et munitions soient
retirées de leur propriété.
Par ailleurs, comme dans la province de l'Equateur, les FARDC
ont découvert en Ituri, Province Orientale le 16 avril
courant, 10 roquettes de type RPG7 enfouies au camp de Rawampara.
La destruction de ces engins sera assurée par les experts
du Centre d'action contre les mines (UNMACC) de la Monuc.
Sur un autre chapitre, la Monuc a annoncé au cours
de ce point de presse que toujours dans le district d'Ituri,
le troisième groupe de miliciens du Front des nationalistes
et intégrationnistes (FNI) sera regroupé demain
vendredi 20 avril, dans le cadre du processus de désarmement,
démobilisation et réinsertion (DDR). Il a été
indiqué que le principe du contrat d'une arme par homme
qui se rallie sera respecté scrupuleusement.
Sécurisation des deux provinces du Kivu
La Monuc a, en outre, expliqué qu'elle
continue de assister les autorités congolaises dans
la sécurisation des provinces du Nord et du Sud-Kivu,
en réponse aux actions de groupes rebelles - FDLR et
Rasta- qui continuent de menacer les populations locales.
Au Nord-Kivu, le 13 avril, les FARDC ont été
prise à partie par le FDLR à 3 kilomètres
au nord de Mabenga. Le bilan de cette embuscade fut de 8 morts
et 5 blessés dans les rangs des FARDC.
Après cet incident, la Monuc a installé une
nouvelle base mobile opérationnelle, le lundi 17 avril
à Kishero, sur l'axe Rutshuru- Ishasa au Nord-Est de
Goma. Cette base, installée pour une durée indéterminée,
permettra des actions conjointes avec les FARDC pour mener
des patrouilles de sécurisation de la région.
«Face au niveau élevé d'exactions perpétrées
par les FDLR dans la région du Nord-Kivu ce sont six
bases mobiles opérationnelles (MOBs) qui sont déployés,
afin d'augmenter la capacité des troupes de contrôle
des forces de la Monuc dans cette région, et d'assurer
la sécurité des populations locales»,
a expliqué le Major Gabriel de Brosses.
Parlant de la situation sécuritaire au Sud Kivu, il
a indiqué 15 attaques menées par les FDLR/Rasta
ont eu comme conséquence l'enlèvement de 73
habitants, 64 d'entre eux ont été libérés
grâce à des actions combinées de la Monuc
et des FARDC, qui ont d'ailleurs empêché quatre
autres tentatives d'enlèvement.
Toujours dans la même province, dans les environs de
Walungu, les acteurs humanitaires ont préparé
un plan de contingence en réponse aux opérations
lancées par les FARDC contre les FDLR et le groupe
Rasta. Selon les premiers bilans, ces affrontements ont fait
12 morts, dont trois civiles.
Cependant, l'éventualité de représailles
des FDLR/Rasta sur des populations civiles, ainsi que la question
de leur libre accès à ces dernières,
sont au cœur des préoccupations exprimées
par les humanitaires.
La section des Affaires civiles de la Monuc développe
par ailleurs une stratégie de protection des civils
associant la Mission onusienne, les acteurs humanitaires et
la Société civile du Sud-Kivu, avec laquelle
elle a mené la semaine dernière une mission
d'évaluation à Walungu.
Kemal Saiki, porte-parole de la Monuc a expliqué que
cette stratégie repose sur trois points clés
: le déploiement de bases mobiles, l'appui à
la société civile pour l'organisation de Comités
de vigilance, et la communication entre la Monuc, les humanitaires,
les FARDC et les populations locales.
Par contre, l'amélioration sensible des conditions
de sécurité dans le territoire de Djugu en Ituri
est à la base de mouvements de retour massifs de déplacés.
La Commission des mouvements de populations de ce district
avait enregistré 113.654 retournés en mars,
contre 52.470 en janvier dernier.
Quinze enfants associés aux groupes et forces armées
ont été récupérés au camp
de brassage de Luberizi au Sud-Kivu. Parmi ces enfants, 11
ont rejoint le centre de transit de Bukavu et les 4 autres,
originaires des plaines de la Ruzizi, ont été
acheminés à Uvira.
La Monuc jusqu'au 15 mai 2007
Kemal Saiki est revenu sur la prolongation
d'un mois des forces onusiennes en RDC. " Le Conseil
de sécurité des Nations Unies, par l'adoption
d'une résolution technique, a prorogé à
l'unanimité le mandat de la Monuc jusqu'au 15 mai 2007
", a déclaré le directeur et porte-parole
de service d'informations de la Monuc.
Il a précisé que l'opération de maintien
de la paix ne peut exister que si elle est fondée sur
une résolution du Conseil de sécurité.
Le Conseil de sécurité doit disposer des ressources
dont il a besoin pour accomplir sa mission. " Cette prolongation,
a dit Kemal Saiki, permet au Conseil de sécurité
d'avoir la possibilité d'inscrire dans son calendrier
des résolutions des problèmes qui se présentent.
Avant d'affirmer que d'ici l'échéance du 15
mai, la Monuc disposera d'un nouveau mandat dont les détails
seront diffusés plus tard ".
En outre, il a souligné que le Conseil de sécurité
a réaffirmé son attachement au respect de la
souveraineté, de l'intégrité territoriale
et de l'indépendance de la RDC, ainsi que son engagement
à continuer à contribuer à la consolidation
de la paix et de la stabilité du pays pendant la période
post transition, par le biais de la Monuc.
Dans l'opinion, l'on se pose des questions sur la nécessité
d'un quelconque mandat politique qu'on accorderait à
la Monuc. En effet, certaines observateurs indiquent que la
communauté internationale qui a soutenu le processus
de paix qui, est arrivé à son terme doit considérer
la Monuc comme ayant accompli son travail.
DMK
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