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Quid
de l’existence du bras de fer
entre la FEC et l’OCC |
| Affirmer
l’existence d’un climat de vive tension
entre la FEC et l’OCC au sujet de l’Arrêté
n°024, c’est faire preuve d’insuffisance
d’information. Il existe plutôt un bras
de fer entre l’OCC et le Gouvernement. Cette affirmation
se fonde sur les faits suivants :
1. L’office Congolais de Contrôle, depuis
sa création en 1974 jusqu’en février
2000, percevait pour ses prestations à l’importation
1% CIF de la valeur des marchandises.
2. L’administration par le Gouvernement, à
partir de 1998, du taux de change a eu pour conséquence
la création d’un gap allant du simple au
triple même au sextuple entre le taux de change
officiel et le taux de change réel (du marché).
Aussi, l’obligation faite aux régies financières
et aux entreprises publiques, de percevoir les taxes
et tarifs ad valorem en francs congolais au taux officiel
a occasionné des manques à gagner importants
dans le chef de ces entreprises.
3. Pour remédier à cette situation, certains
taux et tarifs ont été revus à
la hausse, c’est le cas notamment du taux des
prestations de l’OCC à l’importation
qui est passé de 1 à 3%.
4. L’instauration du système du taux de
change flottant, depuis février 2001, a unifié
les différents taux de change et par conséquent,
les raisons qui avaient prévalu à la majoration
de certains taux n’existaient plus.
5. C’est ainsi que le Gouvernement, sur Instruction
du Chef de l’Etat, a, en sa réunion du
1er février 2002, décidé la réduction
de la pression fiscale et la hauteur de certains tarifs
dont celui des prestations à l’importation
de l’OCC. Ce taux a été fixé
à 1,5% de la valeur CIF. Ce dossier fut relancé
en février 2004 à l’ECOFIN qui a
confirmé la décision gouvernementale du
1er février 2002.
6. En application de cette décision gouvernementale,
le Ministre du Commerce Extérieur a pris l’Arrêt‚
n°001/CAB/MINCE/190/RC/MIN/DD/2004 du 17 novembre
2004 portant fixation des taux de frais des prestations
à l’importation de l’OCC à
1,5% CIF. Ce taux a été appliqué
par l’OCC.
7. L’Arrêté n° 0011 précité
a été annulé par l’Arrêt
de la Cour Suprême de Justice du 24 juillet 2006.
La Cour, sans remettre en cause le fond, ne s’est
prononcé que sur la compétence de l’autorité
habilitée à prendre l’Arrêté
en cause, à savoir, le Ministre de l’Economie
et non celui du Commerce Extérieur. L’annulation
dudit Arrêt‚ par la Cour Suprême a
remis en surface celui portant le n’005/MINEC
du 16 novembre 2000 fixant le taux à 3%CIF les
prestations de l’OCC à l’importation.
8. En exécution de la décision du Gouvernement
et conformément au Décret n°03/027
du 16 septembre 2003 fixant les attributions des Ministères,
le Ministre de l’Economie a pris en date du 29
décembre 2006, l’Arrêté Ministériel
n°024 modifiant l’Arrêté Ministériel
n’ 005/MINEC du 16 novembre 2000 portant fixation
des taux des frais des prestations à l’importation
de l’OCC à 1,5% CIF.
B. L’incitation de la FEC
Comme le décrivent les faits ci-haut, le Ministre
de l’Economie n’a pas pris l’arrêt‚
n° 024 du 09 décembre 2006 sur incitation
de la FEC, mais il n’a fait que confirmer la décision
gouvernementale prise par deux fois.
C. La FEC, responsable de l’importation des produits
impropres à la consommation humaine.
La FEC estime qu’il s’agit là d’une
affirmation grave et gratuite.
En effet, la FEC a toujours prôné l’éthique
dans l’exercice des activités économiques
par ses membres et a toujours invité ses affiliés
au respect de la réglementation en vigueur dans
notre pays.
Aussi, met-elle au défi l’auteur de cet
article de fournir les preuves de ses allégations.
D. Les membres de la FEC sont réputés
mauvais payeurs.
L’auteur de cet article doit savoir que l’essentiel
des recettes de l’Etat provient des contributions
des entreprises du secteur formel membre de la FEC.
Le dernier record enregistré par les régies
financières au mois de mars 2007 en est une preuve.
La contribution de l’OCC au trésor public
est le fruit de la redevance que les entreprises paient.
E. La FEC et ses membres corrupteurs, les officiels
corrompus : l’OCC détiendrait la preuve.
La FEC se réserve le droit d’initier une
action en justice pour imputations dommageables et met
au défi y compris l’OCC, quiconque qui
détiendrait les preuves qui font de ses membres
les corrupteurs et les officiels, des corrompus, de
les communiquer à la justice afin que les coupables
soient sanctionnés. Pour votre gouverne, l’Arrêté
024 n’a jamais été annulé
par la Cour Suprême de Justice pour que la FEC
cherche à corrompre les officiels pour sa réactualisation.
F. Avis et considérations de la FEC sur le tarif
OCC
Le frais de contrôle payé à l’OCC
n’est pas un impôt, mais plutôt une
redevance qui sous entend une contrepartie. Toutes choses
restant égales par ailleurs, la majoration des
tarifs des prestations OCC ne peut être justifiée
que par une amélioration substantielle en qualité
et/ou en quantité de ses prestations.
L’OCC est une concession de services publics qui
jouit d’un monopole. En droit administratif, lorsqu’il
y a concession, le tarif de services fournis par le
concessionnaire fait l’objet d’une approbation
préalable des autorités publiques. Le
Décret-loi du 20 mars 1961 sur le prix ne s’applique
qu’aux entreprises privées qui évoluent
dans un marché concurrentiel. L’OCC, en
situation de monopole, ne peut se prévaloir des
dispositions du Décret-loi précité.
En effet, en droit, le prix est une somme d’argent
due par l’acquéreur d’un bien au
vendeur ; tandis que le tarif est une disposition réglementaire
fixant le montant de la redevance payée par le
particulier usager d’un service public (lexique
de termes juridiques, 11ème éd. DALLOZ,
Paris1998, pp. 422 et 514). Le Décret-loi sus-évoqué
concerne le prix et non le tarif.
G. Conclusion
Au regard de ce qui précède, la FEC recommande
au Gouvernement de prendre ses responsabilités
en faisant exécuter l’Arrêté
querellé. Si l’OCC juge le dit Arrêt‚
illégal ou irrégulier, il lui est loisible
d’user des voies légales de recours.
Fait à Kinshasa, le 19 avril 2007
Henri YAV MULANG
Administrateur Délégué
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Par
un arrêté interministériel pris
le 12 avril 2007
Sylvain Joël Bifwila et Simon
Mboso interdisent la vente d'eau et des liqueurs en
sachets
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| Par
Théo Kimpanga
" Est interdit sur toute l'étendue de la
République démocratique du Congo le commerce
d'alcools, eau-de-vie et liqueurs conditionnées
dans des sachets. " Telle est la substance d'un
arrêté interministériel que viennent
de prendre, depuis le 12 avril dernier, le ministre
de l'Economie nationale, Sylvain Joël Bifwila et
son collègue de l'Industrie, Simon Mboso Kiamputu.
L'arrêté qui porte le n°001/CAB/MIN-ECO/2007
et 001/CAB/MIN/IND/2007, soumet les contrevenants aux
peines prévues à l'article 1,3° du
Décret du 26 juillet 1910 relatif à la
fabrication et au commerce des denrées alimentaires.
Un véritable test pour les deux ministres qui
savent pertinemment bien qu'hormis quelques débrouillards
congolais qui s'essayent dans l'empaquetage d'eau, le
commerce d'eau en sachet symboliquement baptisée
" eau pire " ainsi que de toutes ces liqueurs
en sachets qui font de véritables ravages dans
les milieux des jeunes est essentiellement le fait des
sujets expatriés indopakistanais qui n'ont cure
des lois congolaises parce que bénéficiant
de la protection de certains hauts gradés de
l'Armée et de la Police.
On se rappellera que le président de la commission
interministérielle de lutte contre la drogue,
l'Inspecteur Mpinimoke a plusieurs fois sonné
l'alarme sur ces produits nuisibles à la santé.
Tout s'est limité au niveau de sa bonne fois
parce que n'ayant pas bénéficié
de la collaboration de ceux qui sont sensés et
habilités par la loi de mettre hors d'état
de nuire tous ces malfaiteurs. Sylvain Joël Bifwila,
le ministre de l'Economie qui a réussi à
mettre au pas les cimentiers et leurs revendeurs en
ramenant le prix du sac de ciment à 10 dollars
ne va certainement pas accepté que ce bel élan
qu'il a pris et qui lui vaut l'estime des consommateurs
ne s'estompe à ce niveau. Il en est de même
du ministre Simon Mboso dont on connaît la détermination
Il appartiendra donc à l'un et à l'autre,
de même qu'à tous les autres honnêtes
citoyens, de dénoncer tous ceux qui se mettront
en travers des dispositions de cet arrêté.
Tous les donneurs de la mort par la vente d'eau de pluie
en sachet ainsi que tous les fabricants de ces liqueurs
en sachets qui nourrissent les " kuluna "
et sèment la désolation dans les quartiers
doivent donc être rappelés à l'ordre.
Ils peuvent convertir leurs fabriques de la mort à
des unités de production positive.
Ci-après, la substance de cet arrêté.
ARRETE INTERMINISTERIEL N° 001/CAB/MIN-ECO/2007
ET 001/CAB/MIN/IND/2007 DU 12 AVRIL 2007 PORTANT INTERDICTION
DU COMMERCE D'ALCOOLS, EAUX-DE-VIE ET LIQUEURS CONDITIONNES
DANS LES SACHETS
Le Ministre de l'Economie Nationale,
Le Ministre de l'industrie,
Vu la Constitution de la République Démocratique
du Congo, spécialement en son article 93.
Vu le Décret du 26 juillet 1910 relatif à
la fabrication et au commerce des denrées alimentaires
;
Vu l'ordonnance du 22 octobre 1911 portant réglementation
des alcools, eaux-de-vie et liqueurs ;
Vu l'ordonnance du 07 février 1911 relative à
l'inspection des denrées alimentaires
Vu l'ordonnance-loi n'83/030 du 12 septembre 1983 modifiant
et complétant l'ordonnance-loi n)68/010 du 06
janvier 1968 relative au droit de consommation et au
régime de boissons alcooliques, en son article
4, point V.
Vu le Décret n'03/027 du 16 septembre 2003 fixant
les attributions des Ministres d'Etat, Ministres et
Vice-Ministres spécialement en son article 1°,
point B, 12° et 13°,
Vu la décision du Gouvernement prise en Conseil
des Ministres du 10 mars 2007 en rapport avec le commerce
d'alcools, eaux de vie et liqueurs ;
Vu la nécessité et l'urgence,
ARRETENT
Article 1 Est interdit, sur toute l'étendue de
la République Démocratique du Congo, le
commerce d'alcools, eaux-de-vie et liqueurs conditionnés
dans les sachets ;
Article 2 Les infractions au présent Arrêté
seront punies des peines prévues à l'article
1,3° du Décret du 26 juillet 1910 relatif
à la fabrication et au commerce des denrées
alimentaires.
Article 3 : Sont abrogées toutes les dispositions
antérieures contraires au présent Arrêté
;
Article 4 : Les Secrétaires Généraux
à l'Economie Nationale et à l'industrie
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l'exécution du présent Arrêté
qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 12 Avril 2007
Simon MBOSO KIAMPUTU
Ministre de l'Industrie
Sylvain-Joël BIFWILA TCHAMWALA
Ministre de l'économie Nationale
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Celtel pour
un régime fiscal d'équité et une
concurrence loyale |
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Le
numéro un de la téléphonie mobile en
RDC, Celtet, a organisé le jeudi dernier une conférence-débat
sur le régime fiscal en RDC et l'adaptation de l'évolution
technologique en collaboration avec l'Université de
Kinshasa, l'Université protestante au Congo, l'Université
William Booth et l'Institut Supérieur de Commerce.
Au cours cet échange, MM Bob Tumba et Patrick Umba
respectivement président de Milcom RDC et Corporate
Affairs Director de Celtel RDC ont livré des exposés
forts enrichissants. Bob Tumba a eu des mots justes pour relever
les trois traits caractéristiques du système
fiscal actuel congolais. Il s'agit de l'absence d'une ligne
directrice claire ; d'une finalité policière
au rendement médiocre (absence des règles économiques
bien définies) ainsi que l'inadaptation permanente
entre les exigences de la modernité et la croissance
économique.
Face à ce constat, il exigé du pouvoir organisateur,
la réforme du cadre légal qui régit le
système fiscal congolais pour le secteur de télécommunications.
M. Bob Tumba a fait remarquer que la RDC est encore un désert
sur le plan de la téléphonie cellulaire. Il
a relevé également que la législation
en la matière est inadaptée. Par ailleurs, il
démontré les contradictions et les chevauchements
des attributions entre le ministère des PTT, l'OCPT
et l'autorité de régulation, cette dernière
qui tantôt dépend du ministère, tantôt
de la présidence de la République. Se basant
de l'expérience d'ailleurs, il a souligné que
la régulation doit être un organisme neutre et
autonome en vue de permettre aux entreprises du secteur de
travailler avec célérité. Il a relevé
aussi de contradiction d'ordre général dans
les dispositions du régime fiscal de 1959, qui dispose
que tout opérateur en télécommunication
ayant besoin d'un service, doit recourir à l'autorité
locale. Pourtant, a-t-il dit, le réseau hertzien local
ne répond pas aux appels satellitaires. D'où
l'exigence d'une réforme. Il a souligné que
pour moderniser son régime fiscal en télécommunication,
l'Europe a créé le système GSM. En conclusion,
M. Bob Tumba a émis le vœu d'un e mise en œuvre
de la réforme du régime fiscal congolais du
secteur de télécommunication pour ainsi mettre
fin aux tracasseries dont sont victimes les opérateurs
qui ont investit dans ce domaine. Il a révélé
que les sociétés de télécommunication
sont assujetties à 43 taxes répertoriées.
Chose inadmissible.
Une floraison qui tue le secteur
Dans son exposé, M. Patrick Umba a plaidé pour
une concurrence loyale sur le marché de télécommunication
en RDC. Il a déploré la floraison des opérateurs
privés (7 au total auxquels il faut ajouter l'OCPT
opérateur public) dans le secteur. Il a indiqué
que ces entreprises opèrent dans un environnement difficile
sur un territoire de 2.345.000 Km2 de superficie avec une
population de plus des 60 millions d'habitants dont 23 millions
sont sous couverture GSM. Dans ce nombre, la société
panafricaine de télécommunication, l'entreprise
citoyenne, Celtel, dispose de 5 millions d'abonnés
et un chiffre d'affaires de l'ordre de 1.500.000 dollars américains.
En RDC, les sociétés de communication travaillent
comme des combattants, dans un environnement hostile, manque
des routes et des ponts pour acheminer leurs équipements
dans les coins les plus reculés du pays, a déclaré
Patrick Umba. Ces entreprises, a-t-il dit, ont investi à
des coûts élevés pendant la période
de guerres en RDC. En dépit de ces conditions difficiles,
les entreprises du secteur et plus particulièrement
Celtel, a cru en l'avenir du géant Congo, s'est investit
pour une couverture totale du pays en vue de le réunifier.
Ainsi, Celtel n'a pas attendu la fin des conflits armés.
Par contre, confiant en la RDC, la société panafricaine
de télécommunication a, à l'instar des
autres du secteur, contribué à la création
de 5.000 emplois.
Quoique fidèle à ses objectifs, ceux de la réunification
du pays par la téléphonie cellulaire, comme
le premier intervenant, M. Patrick Umba a aussi répertorié
43 agents de taxation. " Cela nécessite l'intervention
de l'Etat pour la normalisation de la situation ", a-t-il
conclu.
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